Résoudre les fuites d’informations

Le protocole de Tor présente diverses fuites d’informations et, même si toutes n’ont pas encore été traitées, nous nous concentrons sur l’atténuation des menaces les plus graves. Il s’agit notamment du marquage cryptographique, de la manipulation des en-têtes de cellules et des cellules abandonnées. Le nouveau projet de Tor, le client Arti, corrige ces vulnérabilités critiques.

Nous agissons aussi contre les attaques par gonflement de bande passante en détectant et en retirant les relais malveillants responsables. Une attaque par gonflement de bande passante se produit lorsqu’un relais malveillant du réseau Tor déclare une capacité de bande passante supérieure à sa capacité réelle. Les relais Tor sont classés selon leur bande passante déclarée et mesurée, et les relais à forte bande passante ont plus de chances d’être choisis par les utilisateurs pour acheminer leur trafic.

Dans une attaque par gonflement de bande passante, l’attaquant manipule le système en faisant paraître son relais plus rapide ou plus performant qu’il ne l’est réellement. Cela donne au relais malveillant plus de chances d’être utilisé dans le réseau. Pour y faire face, Tor détecte et retire les relais qui gonflent faussement leur bande passante, ce qui protège les utilisateurs de ces relais nuisibles.

Une autre menace émergente vient des motifs de trafic passifs au niveau de la couche applicative. Cela signifie qu’un attaquant pourrait observer le trafic et, d’après la taille, le moment ou la fréquence des paquets de données, faire des suppositions éclairées sur le contenu ou la nature de l’activité de l’utilisateur, sans interagir directement avec les données ni les modifier.

Pour nous y attaquer, nous portons vers Arti un cadre d’analyse du trafic et un simulateur, qui aideront à repérer et à réduire ces risques. En se concentrant sur les problèmes les plus graves, Tor continue d’améliorer la sécurité et la fiabilité du réseau.